Ancien des Jeux du Canada

6/29/20
Christopher Séguin

TOUJOURS UNIES GRÂCE AUX JEUX DU CANADA

Comment la rencontre entre Lisa Thomaidis et Carly Clarke aux Jeux du Canada 2001 leur a donné un bon point de départ et les a menées sur un trajet de vie vers la réussite

Le match pour le titre féminin des championnats de basketball du 8 Ultime U SPORTS 2016 était lourd de conséquence.

D’un côté, l’équipe de l’Université Ryerson, les Rams, avait remporté 14 matches en ligne et avait réussi la meilleure performance du programme avec 16 victoires dans leur division. L’équipe avait remporté un tout premier titre aux championnats des SUO (Sports universitaires de l’Ontario) et se préparait à devenir la première équipe de Ryerson, tous sports confondus, à participer à la finale d’un championnat national.

De l’autre côté, se préparait l’équipe de l’Université de la Saskatchewan (USask), les Huskies. Une puissance perpétuelle, l’équipe avait dominé toute l’année et venait de terminer l’une des meilleures saisons de leur histoire. Seize victoires en ligne, seulement trois défaites et huit semaines au premier rang du classement national, l’équipe participait à la finale du championnat national pour la deuxième fois de leur histoire.

Les deux universités se feraient la lutte pour le trophée Bronze Baby. C’était un gros match, non seulement pour les athlètes mais aussi pour les entraîneures-chefs : Carly Clarke de Ryerson et Lisa Thomaidis de l’Université de Saskatchewan.

Au milieu de l’enthousiasme général avant la première mise en jeu au complexe sportif Richard J. Currie Centre de Fredericton (N.B.), Thomaidis alla saluer la jeune entraîneure au banc des Rams, un entretien dont elle se rappelle aujourd’hui.

« J’ai discuté brièvement avec elle avant le match », raconte Clarke qui était à sa quatrième saison avec l’équipe de Ryerson. « Je me souviens qu’elle [Thomaidis] m’ait rappelé que sur les huit équipes du tournoi, nous étions les deux seules femmes dans le rôle d’entraîneur-chef et que nous étions toutes les deux en finale. »

« Ce fut une reconnaissance super. »

Elles étaient en train de vivre une expérience inoubliable lors d’un des plus grands événements de basketball sur la scène national.  C’est qu’elles ne se rendaient pas compte que quinze ans auparavant,  elles s’étaient croisées pour la première fois sur le terrain de basket lors des Jeux d’été du Canada 2001 à London (Ont.).

Carly Clarke, entraîneure-chef de Ryerson lors de la finale de consolation entre les Rams et les Axewomen de l’université Acadia qui se sont rendus aux championnats de basketball du 8 Ultime U SPORTS 2019 au complexe Mattamy Athletic Centre en mars 2019. Ryerson a vaincu Acadia par la marque de 91-67 et a obtenu la cinquième place au tournoi. (Crédit photo: U SPORTS)

À peine six semaines après son bal de fin d’études, Clarke, alors âgée de 18 ans, est arrivée à London avec de grands espoirs en tant que membre de l’équipe de la Nouvelle-Écosse, dirigée par Dr. Carolyn Savoy.  Malgré une entorse à la cheville, subie quelque temps avant son bal de fin d’année, la jeune femme, née à Halifax, a réussi à garder sa place au sein de l’équipe et a pu se rendre aux Jeux 2021 de London (Ont.), ville surnommée la « ville-forêt » .

« Je crois que l’expérience des Jeux [du Canada] a été vraiment super.  C’était la première fois que je participais à un tel événement – une compétition multisports avec des cérémonies d’ouverture et tout, ce sont des choses qui avaient une certaine résonance pour moi. »

« Je me souviens d’être debout dans le couloir en attente de [notre premier] match contre la Colombie-Britannique. Nous avions bonne confiance en arrivant aux Jeux du Canada mais la tournure des événements a rapidement ébranlé notre confiance », raconte Clarke en riant. L’équipe a encaissé un revers de 83-49 contre l’équipe de la Colombie-Britannique, dirigée par la future olympienne Kim Smith Gaucher et qui a finalement remporté l’or.

Suite à cette défaite écrasante, les choses ne se sont guère améliorées pour Clarke et ses co-équipières néo-écossaises.  Le prochain match serait contre une équipe de l’Ontario qui comptait aussi une future olympienne, Shona Thorburn.

« [L’équipe Ontario] est arrivée en Nouvelle-Écosse quelques semaines avant [les Jeux London 2001] pour une partie hors-concours et nous les avions battus, alors nous avions confiance mais elles nous ont écrasées aux Jeux [87-58]. Alors, ce fût un début désastreux au tournoi », raconte Clarke. « Et, je crois que le match contre la Saskatchewan a suivi. »

Lisa Thomaidis, entraîneure-chef de l’USask encourage son équipe, les Huskies, lors du match pour la médaille de bronze contre les Gee-Gees d’Ottawa lors des championnats de basketball du 8 Ultime U SPORTS 2019 qui a eu lieu au complexe Mattamy Athletic Centre en mars 2019. USask a terminé au quatrième rang après avoir perdu un match serré par la marque de 63-62 contre l’université d’Ottawa. (Crédit photo: U SPORTS)

L’équipe de la Saskatchewan était dirigée par Thomaidis, une femme de 29 ans qui s’est présentée aux Jeux d’été du Canada 2021 après avoir menée l’équipe USask à deux séries éliminatoires consécutives – une première en 17 ans alors qu’elle était seulement à sa troisième saison en tant qu’entraîneure des Huskies.  Vu son peu d’expérience à titre d’entraîneure-chef avant son arrivée à Saskatoon (Sask.), Thomaidis a été surprise d’être nommée à ce poste pour les Jeux de London 2001.

« Dès le début, j’ai été entraîneure-chef de l’équipe provinciale (de la Saskatchewan). Je ne sais pas trop pourquoi ils m’ont choisie dès mon arrivée (à USask) à titre d’entraîneure-chef de l’équipe provinciale. Et tout ça a comme débouché sur les Jeux du Canada. »

« Mais les Jeux du Canada représentaient un événement énorme. Je n’y avais jamais participé comme athlète. C’était ma première expérience avec une compétition multisports, alors c’était vraiment quelque chose », d’ajouter Thomaidis, originaire de Dundas (Ont.). «  Je me souviens d’avoir été très impressionnée par la qualité de jeu. Les équipes étaient très bonnes et plusieurs bons joueurs ont fait une percée. »

«  D’avoir la chance d’être entraîneure aux Jeux, c’est certainement une plume à son chapeau. »

Suite aux deux premiers matches, l’équipe de Thomaidis a éliminé la Nouvelle-Écosse grâce à une mince victoire de 69-63. Carly Clarke était donc éliminée de la ronde des médailles, mais l’équipe Ontario a défait « la province du blé » lors du cinquième et dernier match à la ronde.

Ainsi, Thomaidis et Clarke ont toutes les deux raté le podium en 2001 mais leur expérience aux Jeux du Canada leur a valu bien plus que les résultats des matches.

Clarke multiplie les consignes lors du premier match de Ryerson contre l’université de l’Île-du-Prince-Édouard lors des championnats de basketball du 8 Ultime U SPORTS 2020 qui s’est tenu à Ottawa — une quatrième présence en six ans aux championnats nationaux pour Ryerson. (Crédit photo: U SPORTS)

« Même aujourd’hui, mes co-équipières comptent parmi mes amis les plus proches », dit Clarke. « Deux de mes meilleures amies sont Katherine Quackenbush, qui est devenue une athlète étoile canadienne [à l’Université Memorial] et Sara Limpbert, qui est devenue ma camarade de chambre à [l’Université] Bishop’s. »

À la même époque, pour Thomaidis, cinq joueuses de l’équipe de la Saskatchewan des Jeux 2001 (Jill Stein, Shaina Swidrovich, Sharlene Cooper, Andrea Gislason and Catherine Lieffers) porteront par la suite les couleurs de l’USask.  Au cours des années suivantes, l’expérience qu’elles ont partagée aux Jeux de London a servi à resserrer les liens entre elles.

« J’entretiens de bonnes relations avec toutes les cinq. Elles sont devenues des amies à vie et on se fréquente et j’aime bien rester en communication avec elles. Et, ce sont [les Jeux d’été du Canada 2001] qui ont été le point de départ, voyez-vous ? Alors c’est pas mal cool que je les connais depuis presque 20 ans. »

Pour Clarke, London 2001 a aussi joué un rôle dans son cheminement en tant qu’entraîneure. Elle a connu le succès au cours de sa carrière de cinq ans à l’Université Bishop’s où elle s’est value le titre d’athlète académique étoile canadienne. En 2006, l’excellente athlète d’Halifax était à un tournant de sa vie. Son ancienne entraîneure, la Dr. Savoy, lui a présenté une occasion qui lui a permis d’entreprendre sa carrière d’entraîneure.

« J’étais maintenant diplômée et je n’étais pas certaine des prochaines étapes. J’avais obtenu un diplôme en biologie et je songeais à une carrière dans le secteur pharmaceutique. Toutefois Carolyn Savoy, qui était entraîneure à Dalhousie, m’a appelée et m’a demandé si je désirais devenir son assistante », raconte Clarke. Comme de fait, elle a travaillé en tant qu’assistante-entraîneure pendant deux saisons et, en 2009, elle a décroché un premier poste d’entraîneure-chef avec U SPORTS, à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

« De travailler avec [Dr. Savoy] a été une occasion très spéciale.  Elle était en fin de carrière et elle a été très généreuse avec nous, les assistantes-entraîneures.  Elle nous a laissé prendre le contrôle, elle nous a permis d’apprendre par expérience et de mener les tactiques. »

Quelques instants après avoir remporté le deuxième titre national de leur histoire contre l’université Brock, Thomaidis célèbre la victoire avec Sabine Dukate, nommée joueuse la plus utile du tournoi, lors des championnats de basketball du 8 Ultime U SPORTS 2020 qui s’est déroulé à Ottawa. Les Huskies comptent treize présences en quinze saisons aux championnats nationaux. (Crédit photo: U SPORTS)

De la même façon, c’est grâce à un mentor que Thomaidis a pu évoluer à titre d’entraîneure. Après deux ans avec l’équipe de basketball de l’Université McMaster comme joueuse, elle songeait à se retirer jusqu’à ce que Theresa Burns, une autre ancienne des Jeux du Canada, devienne la nouvelle entraîneure-chef du programme sur le campus en 1992.

« Les premières années [à McMaster], je jouais très mal. Je n’étais pas motivée », affirme Thomaidis. « Ma stature était la seule raison pour laquelle je faisais partie de l’équipe ;  je faisais 6’2’’, j’avais une bonne coordination et je pouvais lancer le ballon. J’étais le prototype de l’athlète avec plein de potentiel mais qui n’avait pas une bonne éthique de travail et peu d’objectifs. »

« Et, [Burns] a vraiment transformé les choses pour moi.  Elle a su me motiver ce qui m’a poussée à travailler plus fort que je ne croyais même en être capable et à devenir une meilleure joueuse que j'aurais jamais pu l'imaginer. »

« Alors, un monde totalement différent s’est ouvert  à moi. Elle a vraiment été une source d’inspiration et je désirais maintenant devenir entraîneure. »

Pendant trois ans, Thomaidis a continué de jouer pour McMaster et, sous la direction de Burns, elle est devenue trois fois athlète étoile des SUO-Ouest. Après sa carrière de joueuse, elle a obtenu un premier poste d’assistante-entraîneure, sous Burns, à son alma mater.

Avec un peu de recul, Thomaidis souligne l’importance d’avoir des modèles féminins comme Burns et le Dr. Savoy qui peuvent ouvrir la voie comme elles l’ont fait pour elle et pour Clarke afin de connaître le succès dans leur carrière d’entraîneure.

« Nous avons toutes les deux [Carly et moi] discuté du fait que nous avons eu la chance d’avoir dans notre jeunesse, d’excellents modèles féminins [ce qui] représente une grosse part de notre succès en tant qu’entraîneures », raconte Thomaidis, qui a mérité deux fois le titre d’entraîneure de l’année U SPORTS.

« Il nous faut des modèles féminins, elles doivent être présentes et nous devons voir des gens comme nous dans des postes que nous croyons parfois inatteignables. »

Clarke, entraîneure-chef de l’équipe féminine junior, discute stratégie avec ses joueuses lors de la Coupe mondiale de basketball de la FIBA U19 2017 qui a eu lieu en Italie. Clarke a mené le Canada à une troisième place et une première médaille à ce tournoi. (Crédit photo: Basketball Canada)

Ceci reste vrai pour Clarke qui aspire au même succès dont jouit Thomaidis à titre d’entraîneure en chef à l’USask et avec l’équipe nationale féminine sénior de basketball du Canada.

En 1998, Thomaidis a pris le contrôle du programme des Huskies. En quinze ans, l’équipe n’avait jamais remporté plus de cinq victoires en une saison. Depuis, Thomaidis a transformé l’équipe en un concurrent de premier plan qui a gagné deux titres nationaux et qui a compté parmi les huit équipes dans treize des quinze derniers championnats de basketball du 8 Ultime U SPORTS.  Dans la même veine, son travail d’entraîneure-chef de l’équipe nationale féminine, la femme de 48 ans a permis au Canada d’atteindre son meilleur classement à vie ― le quatrième rang au classement mondial de la FIBA.

« Je me souviens de mes débuts à Ryerson [en 2012], j’admirais particulièrement le travail de Lisa ainsi que le programme qu’elle a établi à [USask],” raconte Clarke, l’entraîneure-chef qui a mené Ryerson en quarts de finale au cours des six dernières saisons.

« J’ai toujours eu de l’admiration pour elle et pour tous ses accomplissements là-bas. Elle a bâti un programme gagnant à partir de presque rien.  Et, elle connait un succès durable [à l’USask], ce qui encore plus admirable. »

« [USask] se présente toujours à nos tournois [de Ryerson]. Alors, ça nous permet de rester en communication et de développer notre relation professionnelle.  Et, j’ai raconté [à Lisa] qu’au début,  j’étais un peu intimidée de lui parler », dit Clarke, en riant.

Bien qu’elles ne se soient pas rencontrées officiellement au Jeux du Canada en 2001, comme le souligne Clarke, elles se sont liées d’amitié au cours des années.  En plus des luttes qu’elles se sont livrées dans le cadre U SPORTS ― souligner par le triomphe de l’USask sur Ryerson au compte de 85-71 en 2016 qui a mené les Huskies à un premier titre national ― leurs chemins ont convergé par l’entremise de Basketball Canada.

Thomaidis rit de bon cœur en compagnie de Kia Nurse, membre de l’équipe nationale féminine senior, lors d’une séance d’entraînement des épreuves de pré-qualification des olympiques féminines de la FIBA qui se sont tenues en novembre dernier à Edmonton. Thomaidis est entraîneure-chef de l’équipe nationale féminine depuis 2013. (Crédit photo: Basketball Canada)

Avant sa nomination au poste d’entraîneure-chef, Thomaidis a travaillé douze ans en tant qu’assistante-entraîneure avec l’équipe nationale féminine sénior. Pendant cette période, Clarke commençait à se faire un nom à la direction des équipes nationales de catégories cadette et junior.

 « J’ai rencontré Carly en 2013 à l’occasion de mes premiers essais pour l’équipe nationale de catégorie cadette.  Elle était entraîneure-chef à ce moment-là », dit Bridget Carleton, qui aujourd’hui partie de l’équipe nationale féminine sénior. « J’avais 16 ans et j’étais très nerveuse ; c’était le première fois que je représentais le Canada. Je me rappelle très bien sa présence calme et sa passion pour le sport. Je savais que sa confiance, sa patience et ses connaissances du jeu la distinguait nettement. »

Au cours de ses sept ans à la direction des équipes nationales de catégories cadette et junior, ses équipes sont montées sur le podium à six reprises aux tournois des Championnats des Amérique et aux Championnats du monde de la FIBA. En 2017, le Canada s’est classé troisième et a remporté la  première médaille de son histoire lors du tournoi de la Coupe du monde féminine de basketball de la FIBA, catégorie U19.

Personne ne pouvait ignorer ses accomplissements à la barre de l’équipe et en novembre 2017, Basketball Canada la nommé assistante-entraîneure de l’équipe national féminine senior, sous la direction de Thomaidis

«  Le succès de Carly est éloquent  », dit Thomaidis. « Je suivi son parcours un bon moment avant de me joindre à notre équipe sénior. J’ai été très chanceuse de mieux la connaître avant qu’elle se joigne à notre personnel, ça m’a rassurée. »

« J’en apprends beaucoup de [Carly] et j’apprécie le temps qu’on passe ensemble ; on peut parler de basketball et on apprend ensemble. »

Thomaidis (troisième à partir de la droite) et Clarke (quatrième à partir de la droite) célèbrent la qualification du Canada aux Jeux olympiques 2020 de Tokyo lors du tournoi féminin de qualification olympique de la FIBA qui a eu lieu à Ostende, Belgique en février dernier. (Crédit photo: Basketball Canada)

« [Carly] sait instaurer la confiance chez ses joueuses même au-delà de leur zone de confort et même à l’extérieur du terrain », ajoute Carleton, qui est elle aussi une ancienne des Jeux du Canada 2013. « Carly a beaucoup de connaissances sur tous les aspects du jeu et sait comment nous faire participer pleinement. Elle enrichit véritablement notre équipe sénior. »

Malgré que les Jeux olympiques d’été de Tokyo 2020 aient été reportés à 2021, Thomaidis and Clarke croient toujours que le Canada a des chances de gagner une première médaille olympique au basketball féminin l’été prochain. Il est intéressant de noter qu’un tel moment historique pourrait se produire presque vingt ans, jour pour jour, après leur première participation aux Jeux d’été du Canada London 2001 où elles se sont côtoyées sur le terrain sans vraiment se rencontrer.  

« Les Jeux du Canada servent de tremplin pour la réussite des athlètes et ils en font autant pour les entraîneures », affirme Thomaidis. « Je crois que cet événement nous ouvre les yeux sur ce qui est nécessaire pour la réussite à ce niveau de compétition et nous permet d’évaluer autant le talent des athlètes que celui des entraîneures. »

Et vous n'avez pas à regarder au-delà des accomplissements de Clarke et Thomaidis pour voir que cette affirmation est vraie.

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